3ème
partie

Une
analyse graphologique suit généralement un processus bien
défini.
Dans
un premier temps on peut parler de la prise en compte
du document par le graphologue. Une telle analyse demande
beaucoup de calme et de concentration: c'est ce premier
contact qui va servir de fondation à l'interprétation.
Dans
un second temps, il est nécessaire de situer le niveau
général de l'écriture : le graphologue va qualifier cette
écriture en fonction de trois différents degrés:
 -
si elle est organisée, ou pas
 -
si elle est harmonieuse, ou pas
 -
si son rythme est classique ou libre
Une
fois que le niveau général de l'écriture a été
défini, le graphologue peut passer à l'étape suivante:
la définition graphologique. C'est en quelque sorte
l'analyse technique de l'écriture.
Les
signes graphiques sont regroupés en grandes familles et
l'observation de l'écriture doit permettre de choisir
des signes graphiques à l'intérieur de chaque famille.
Cette classification correspond et s'appuie sur les principes
d'analyse et le traité de graphologie de Jules Crépieux-Jamin
(voir partie n°2).
En
fonction du graphologue, les familles sont quelques peu
différentes mais en général on y retrouve les groupes
suivants:
 -
la direction : montante, descendante, concave ou convexe
 -
la pression : ferme, légère ou inégale
 -
la vitesse : rapide, retenue ou combinée
 -
l'inclinaison : verticale, inclinée ou inégale
 -
la dimension des lettres : petite, régulière ou inégale
 -
la forme : acérée, arrondie, anguleuse ou inégale
 -
la continuité : liée, groupée ou fragmentée
 -
l'ordonnance générale : avec l'écriture, aérée, semée,
les marges, larges ou étroites, la signature, grande ou
petite, ascendante ou descendante.
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L'affaire Dreyfus.
En 1894, une femme de ménage découvre dans
une corbeille à papiers, un bordereau contenant des
renseignements sur les nouveaux matériels secrets
de l'armée française.Une ressemblance est
établie entre l'écriture du bordereau et celle
du capitaine Dreyfus, qui sera emprisonné.
Plus tard, de nouvelles études graphologiques jetteront
le doute sur l'identité des écritures.
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Etudions
ensuite les marges : les marges et la signature
donnent un premier ensemble de renseignements pour l'interprétation
psychologique.
-
marge supérieure large : modération, rigueur, discrétion
-
marge supérieure étroite : générosité, vivacité,
ouverture d'esprit
-
marge gauche large : spontanéité, générosité, initiative
-
marge gauche étroite : prudence, timidité
-
marge gauche inexistante : inquiétude, doute, avarice
-
marge gauche s'élargissant : impatience, impulsivité,
enthousiasme
-
marge gauche se rétrécissant : peur, suspicion,
circonspection
-
marge gauche irrégulière : instabilité, fantaisie,
excentricité
-
marge droite large : réserve, timidité, méfiance
-
marge droite étroite : initiative, générosité
-
marge droite inexistante : vitalité, expansivité.
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Paul Emile Victor:
Patronyme en majuscules: désir
d'imprimer sa marque. |
Voyons
enfin la signature : elle est souvent le reflet de l'image
que veut donner le sujet. Contrairement au texte qui est
généralement écrit de façon spontanée, la signature est
souvent travaillée.
En
fonction de sa position, de son inclinaison, de sa taille,
le graphologue peut en déduire certains traits de caractère.
 -
signature près du texte : manque d'autonomie, indécision
 -
signature loin du texte : indépendance, dédain
 -
signature ascendante : ardeur, ambition, personnalité
 -
signature descendante : lassitude, effacement,
dépression
 -
plus petite que le texte : inhibition, infériorité,
timidité
 -
plus grande que le texte : ambition, supériorité
 -
signature soulignée : décision, volonté
 -
entre deux traits : autorité, décision affirmée
 -
suivie d'un point : prudence, méfiance.
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Sacha Guitry:
Finesse du trait: finesse du
caractère.
Ecriture montante: caractère
ambitieux |
Ensuite
pour chaque lettre le graphologue pourra observer et analyser
l'équilibre qu'il peut exister entre les trois zones caractéristiques
que sont la hampe, le jambage et la zone médiane.
A chaque zone est lié un domaine particulier :
-
la hampe est plutôt le domaine de la pensée, elle
peut dénoter une prédilection pour la réflexion profonde,
une certaine ouverture et une certaine curiosité vers
tout ce qui vous entoure
-
le jambage fera apparaître votre position vis à
vis des choses matérielles et de tout ce qui est réalisation
concrète de projets
-
la zone médiane pourra dévoiler votre sensibilité,
c'est le domaine du sentiment et du feeling.
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Voilà
dans les grandes lignes tous les éléments qui vont être étudiés
par le graphologue et qui vont permettre de dévoiler certains
traits de caractère et parfois même l'activité mentale et affective
d'un sujet avec éventuellement des éléments sur son comportement
habituel et ses possibilités d'évolution ou de progression.
Cette
étude peut se faire suite à la demande volontaire d'une personne
souhaitant mieux se connaître et connaître ses domaines de prédilection,
ses points faibles et ses qualités afin d'en tirer le meilleur
parti.
Elle peut se faire aussi à la demande d'une entreprise par exemple,
dans le cadre d'un recrutement, et dans ce cas, outre les qualités
et les défauts du candidat, l'étude graphologique peut révéler
les tendances naturelles, les dispositions intellectuelles et
morales, le potentiel et les accointances pour un individu,
en fonction de son caractère, à évoluer dans un milieu particulier.

Bibliographie:
"La graphologie, idées reçues", de Denise
de Castilla, aux éditions Le Cavalier Bleu (2001).
" Le symbolisme de l'écriture" de Max Pulver,
aux éditions Stock (1993).
" Tout savoir sur votre écriture" de René
Vaucher, aux éditions Favre (1999).
" La nouvelle graphologie" Luc Uyttenhove,
aux éditions Tchou (1981)
"La graphologie, méthode d'exploration psychologique"
de Suzanne Bresard
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