2ème partie

L'écriture, qui est en fait une transcription de la parole ou de la pensée à l'aide de signes ou de caractères normalisés, est apparue il y a un peu plus de 5000 ans en Mésopotamie.
L'important pour les peuples de l'époque était de pouvoir fixer des lois et règles de vie dans la durée et d'en transmettre des enseignements à leurs descendants.


Premiers signes d'écriture sur une tablette d'argile, retrouvée en Mésopotamie

 

L'écriture est le fruit d'un mouvement, d'un geste commandé par le cerveau à notre main pour transmettre une pensée à un lecteur. Chaque écriture est unique et transmet une part de personnalité de l'individu qui en est l'auteur. Elle retranscrit, de manière plus ou moins apparente, l'état d'esprit de son auteur, son environnement, son mental, mais aussi son physique, son état de santé...

Dans son déroulement , elle trahit éventuellement les conflits pouvant exister entre le conscient et l'inconscient : ces conflits agissant sur le fonctionnement de nos gestes, dont l'écriture. Ceci se traduit par un tracé plus ou moins régulier.

 

Les artistes qui atteignent le maximum de leurs capacités créatrices en des périodes de tourments, de fragilité émotionnelle, ont des écritures inégales, des discordances dans le fil graphique...reflets de l'intensité émotive.

C'est ainsi que les graphologues attachent beaucoup d'importance au rythme de l'écriture, pour apprécier le niveau de créativité, la vitalité, voire les pulsions, ou encore les refoulements.
Ces derniers apparaissent facilement dans l'étude du rythme: l'écriture "n'avance pas", est saccadée.

L'étude graphologique doit également tenir compte de l'empreinte culturelle.
Dans le monde occidental, l'écriture se fait de gauche à droite .
En orient, on écrit de droite à gauche, ou de haut en bas (Chine). A l'intérieur même de ces graphies orientales, on a des différenciations selon des groupes nationaux.

Il est donc judicieux, pour une approche d'analyse fiable d'un écriture, de connaître le passé culturel et la langue employée.

L'écriture n'étant pas innée, s'acquiert par un apprentissage. Elle évolue avec l'âge de l'individu, et, bien entendu, l'analyse doit en tenir compte.

Les principes fondamentaux de la graphologie posés par Crépieux-Jamin sont toujours utilisés, bien que cette approche ait été enrichie depuis, en particulier par Jung (introduction des notions d'introversion et extraversion), Pophal (étude du mouvement et de la forme), etc...

La technique de Crépieux-Jamin examine 7 aspects de l'écriture:


La dimension: examen de la taille de l'écriture et des différences de taille entre les différents signes.
La dimension donne des indications sur les rapports du sujet avec lui-même, et son adaptabilité.

La direction permet de cerner la sensibilité, l'équilibre. Exemple: une écriture droite montre un sujet maître de lui et de ses émotions; penchée à droite, l'écriture révèle quelqu'un qui va de l'avant, ouvert aux autres; penchée à gauche, elle dénote un repli sur soi.

La continuité, ou comment les lettres sont reliées entre elles. Cette étude permet d'appréhender la persévérance, ou les hésitations...

La forme, ou manière dont les lettres sont "dessinées". Elle renseigne sur le degré d'originalité, d'imagination, de création.

L'ordonnance, ou manière dont le texte s'inscrit sur la page, importance des marges, espace entre les lignes...etc. L'ordonnance donne des indications sur l'organisation du sujet ainsi que sur son mode de fonctionnement avec autrui.

La pression, ou force du trait. Elle renseigne sur l'énergis psychique, l'intensité des sentiments...

La vitesse révèle la vitalité motrice, la rapidité de pensée.



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